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Collège

Autobiographies à la manière de...

Par admin institution-mongazon, publié le mardi 17 mai 2016 19:34 - Mis à jour le mardi 17 mai 2016 19:34

Ecrire le début de son roman autobiographique, à la manière de Leiris, Balzac, De Beauvoir...

Ci-dessous, quelques extraits réalisés par des 3A et 3B. 

 

Je naquis le 2 juillet 2001. Ma famille habitait alors dans la ville de Saint Maur, une maison en colombage. Elle y resta plusieurs années et j’y ai forgé des souvenirs.

Je me souviens du salon qui occupait tout un étage avec une fenêtre construite récemment. Je me souviens plus précisément des guirlandes de papiers faites avec ma mère, que nous accrochions chacun à notre hauteur. Moi sous la fenêtre ne pouvant l’atteindre, et ma mère toujours plus haut que les nuages me semblait-il.

Je me vois aussi, assis dans l’atelier de mon père au rez-de-chaussée, discutant avec mon père et chahutant avec les pinceaux :

«Papa ! Arrête de m’étaler de la peinture dessus !                                - Non pas la feuille d’or, ça coute cher !! »

Et nous nous agitions entre les employés heureux de nous voir rire ensemble.

 

Le soleil rayonnait. Une chaleur torride frappait notre terre. Nous bronzions dans un hamac ; mon chat se baladait, comme à son habitude, dans notre jardin tout de vert vêtu.

Tout à coup, je vis mon petit félin sprinter comme une flèche vers notre débarras et y entrer. Sans aucun bruit, nous descendîmes de nos hamacs chauds puis nous marchâmes d'un pas léger vers le lieu où l’animal s’était réfugié. Alors, je le vis en train de jouer, ou plutôt de croquer une petite musaraigne, mignonne et frêle. Je ne pus me retenir et criai, de toute ma voix, voulant sauver ce petit être des griffes de mon chat féroce. Ce dernier lâcha la pauvre musaraigne, mais il était trop tard, elle s'était déjà « envolée »…

 

Je vais avoir quatorze ans. Quatorze années, c’est la moitié de sept ans, ou encore de l’âge de raison. Malgré tout, selon l’avis général, je ne l’ai toujours pas atteint. Pourtant, autant que je puisse en juger,  les traits caractéristiques de ma physionomie sont ceux des personnes qu’on appelle communément les « intellos » : lunettes rectangulaires et bleues, cheveux châtain foncé coupés au carré– juste en-dessous de la mâchoire –taille moyenne, autour du mètre soixante et teint plutôt pâle. J’ai un visage qu’on ne peut qualifier ni de rond, ni de carré, ni d’ovale ; ce qui est, si on en croit les astrologues, la marque classique des personnes nées sous le signe des Gémeaux. En effet, je suis née un 31 mai. Au physique, je ne suis ni grosse, ni maigre. Mes épaules sont trop larges, en tout cas pour les pulls de taille S. Malheureusement, la taille M a des manches trop longues. Par chance, mes jambes sont tout ce qu’il y a de plus normal, en excluant un genou qui comporte plus de magnifiques cicatrices que de peau vierge. J’ai les yeux d’un marron banal, sans aucune nuance. Par contre, il semblerait qu’ils changent de couleur selon mes humeurs, surtout lorsque je suis en colère- ce qui, bien sûr, n’arrive jamais. Mes sourcils noirs et fournis, hérités de mon père, portent les traces de mon caractère casse-cou, mon nez est « de type africain» selon mes frères et mes lèvres sont toujours trop rouges à cause de la pratique régulière de mon instrument de musique. Mes mains sont- paraît-il- celles d’un pianiste. Sûrement du potentiel gâché puisque je joue du basson.

J’aime à me vêtir de hauts larges, à cause des épaules que je viens de relever dans ma structure, et de pantalons plus serrés. Je porte toujours une montre au poignet droit et des chaussures étroites à cause de mes pieds extraordinairement fins. Heureusement, c’est aussi, dans d’autres circonstances, un atout.

Je me trouve d’ordinaire simple, voir garçon manqué. Je le dois plus ou moins aux habits et habitudes parfois empruntés à mon frère.

Je me juge banale, sans beauté particulière. ‘Paraîtrait que c’est de famille.

 

L'automne tombait, en créant un lit de feuilles mortes au pied des arbres et des allées. Cela faisait comme un tapis rouge déroulé pour un tout jeune chasseur de grenouilles et son mentor. Avec mes bottes et mon filet, je me ruai sur la pauvre bête qui était là au mauvais endroit. Trop vive, elle plongea et disparut dans la vase. Je ne suis pas le meilleur chasseur de grenouilles je l’avoue. Mais mon frère lui avait une tout autre technique, bien plus drôle à regarder. Il s’approchait doucement des nageuses palmées et d’un mouvement vif du poignet il les mettait dans son filet. Je voulus faire de même mais m'étalai dans l'eau mal propre. Ce souvenir n'est pas glorieux ou spectaculaire mais il est heureux au moins.

 

Je vais bientôt avoir 15 ans, ce qui est à peu près l'âge de l’immaturité à son paroxysme. Je suis un jeune homme de 14 ans qui se croit le plus mature en l'étant le moins. J'ai la faculté exceptionnelle d'avoir des cheveux blancs à 14 ans, ce qui est légèrement flippant. Mais je prends cela comme une preuve que je suis un être exceptionnel venu d'un monde extérieur. Poursuivons par le signe astrologique du taureau. L'emblème de la force, de la puissance, mais aussi de l'idiotie, mais ça il ne faut pas le dire. Ensuite les cheveux (oui encore) une très très longue histoire. Mon aventure capillaire a commencé par une coupe de cheveux à la Justin Bieber, puiss’est poursuivie par une pseudo-coupe recherchée et sophistiquée et s’est achevée par un tas de cheveux mal arrangés où se mêlent cheveux blancs et bruns à la Antoine Daniel pour les connaisseurs.

En bref,  je suis un fou que l'on considère comme une personne à peu près normale.