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Le lycée humaniste,littéraire et artistique

La philosophie

Par OLIVIER DOLBEAULT, publié le mardi 11 décembre 2012 19:18 - Mis à jour le mercredi 7 septembre 2016 00:47

L'escamoteur (ap.1496) de Jérôme Bosch. 
​(dans le panier, une chouette, symbole de la philosophie).

 

L'enseignement de la philosophie au Lycée concerne principalement les classes de Terminale des différentes séries (L, ES, S, STSS).

Mais depuis quelques années déjà, l'établissement propose une heure d'initiation à la réflexion philosophique aux élèves des classes de première L, ES et S, cela dans le cadre de l'Accompagnement Personalisé (AP). 

L'enseignement est libre, puisqu'il n'y a pas de programme. Chaque enseignant, en concertation avec les élèves choisit une objet d'étude et une pratique associée. Une large place est faite à la participation orale des élèves. 

En Première L, cette heure est commune à tous les élèves de la classe. Elle est facultative en ES et S.

 

Diogène de Sinope par Jean-Léon Gérôme (1860)

 

En première L, les élèves ont commencé par l'étude de Socrate, philosophe à la fois exemplaire et paradoxal : exemplaire car il vit en philosophe, en sage; paradoxal, car il suscite à la fois l'admiration et l'hostilité. Il est condamné à mort par la démocratie athénienne. Et il n'a rien écrit ! Qu'est-ce que l'ironie socratique ? En quoi Socrate est-il un bon exemple du philosophe de l'antiquité ?
La réflexion s'est poursuivie par l'étude des mythes, leur prétention explicative, et la critique qui est en faite par les premiers philosophes dits présocratiques : Thalès, Pythagore, Anaximandre, Anaxagore, Démocrite, etc. Les séances suivantes furent davantage tournées vers la mise en lumière chronologique des grands courants qui traversent la philosophie antique jusqu'à notre époque.

L'occasion fut ensuite donnée aux élèves de découvrir l'enjeu problématique de sujets classiques de dissertation sur l'art et la science. La question " Existe-t-il une recette du bonheur ? " fut l'occasion de découvrir, par la lecture de la Lettre à Ménécée, la véritable orientation de l'épicurisme (loin du contresens opéré de nos jours). Enfin la diffusion du film Socrate de Rossellini (en v.o. sous-titrée), aura permis aux élèves de "boucler le boucle" en donnant une représentation vivante du "Père de la philosophie" et de sa fin aussi tragique qu'exemplaire.

 

En première ES, les élèves ont choisi le thème de réflexion suivant : la guerre. Qu'est-ce qu'une guerre ? Se confond-elle avec toute forme de violence ? Suppose-t-elle des armées, des batailles, des Etats ? Quelle est son origine ? Est-elle l'expression d'une violence naturelle de l'homme ? Est-elle rationnelle ? Nous avons étudié un texte du philosophe anglais Thomas Hobbes sur les principales causes de rivalité chez les hommes. La réflexion s'est poursuivie sur la relation entre la guerre et le terrorisme. Nous nous sommes aussi intéressés à la différence entre l'état de guerre et l'état d'urgence.
La notion d'état d'urgence nous a amené à réfléchir sur la démocratie, les conditions de la liberté dans les régimes démocratiques. Cela a entraîné une réflexion sur la questions des séparations : des pouvoirs, du travail, de la représentation, etc. Nous nous sommes appuyés sur un extrait de livre de Pierre Manent.

Les élèves ont souhaité aborder d'autres sujets de réflexion. Le choix a été fait de les traiter de façon plus brève, en deux séances, la première servant à formuler un problème et à en discuter, la seconde à étudier un texte philosophique. C'est ainsi par exemple que nous nous sommes intéressés à la question de l'ouverture d'esprit en lien avec un texte de Kant, à la fidélité en lien avec un texte de Charles Pépin.

 

Camus écrivait au début de Mythe de Sisyphe : "il n'y a qu'une seule question vraiment philosophique, c'est le suicide". Les premières S ont décidé de s'emparer de cette question, formulée de façon moins dramatique : Si la vie n'a pas de sens, cela est-il un drame ? D'autres questions sont venues et ont été débattues : peut-on vivre par habitude, simplement parce que c'est plus facile ? Faut-il feindre un sens de la vie ? D'où une interrogation sur la notion de personnage social, du personnage que nous aimerions être. Nous avons aussi réfléchi sur cette notion à partir d'un texte du Manuel d'Epictète qui nous invite en tout à être un comédien qui interprète son rôle, mais garde toujours une distance.
Un nouveau départ a été pris avec la définition de la notion de religion, son lien avec la question du sens de la vie. S'est posée alors la question de l'injustice : pourquoi ne sommes-nous pas injustes ? Par habitude, convention, peur de la loi, du jugement des autres, faiblesse, désintérêt ? Nous avons lu ensemble le texte fameux de l'anneau de Gygès tiré de la République de Platon. Puis nous nous sommes posé, à l'aide d'un texte de Sartre, la fameuse question associée à Dostoïevski : si Dieu n'existe pas, tout est-il permis ? Nous avons poursuivi par une découverte de la conception existentialiste de la vie.

Comme en 1ère ES, la fin de l'année a été consacrée à de nouveaux thèmes examinés sur des temps plus courts. Nous nous sommes demandés par exemple s'il fallait cesser de manger de la viande pour respecter le droit animal, cela en lien avec un article de Philosophie Magazine. Nous nous sommes interrogés aussi sur la nature du temps, plus exactement la conscience que nous avons, en lien avec un texte de Bergson. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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